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lundi 20 octobre 2008

Ch 4 - Partie 3 : Les Larmes

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CHAPITRE 4 : DEUXIÈME ATTAQUE
PARTIE 3 : LES LARMES
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L'avion, privé de pilotes, et bien amoché qui plus est, se mit à piquer du nez, menaçant de tomber sur la piste d'atterrissage. Sous la pluie, Lara courrait sur la piste inondée. Pourquoi ? Elle se demandait ce qu'elle pouvait faire. Mais, hélas, elle n'avait pas de réponses. Elle s'arrêta, regardant l'engin qui allait s'écraser dans quelques secondes contre le sol.
« C'est fini... »
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Kurtis avait rejoint la jeune femme. Il venait d'avoir une idée... Durant des années durant, il avait appris à se servir de son pouvoir de télékinésie, s'entraînant sur des roches lourdes, sur du métal, sur tout ce qui tombait sous ses yeux. Mais abuser du pouvoir de lumière le fatiguait énormément, mais il n'avait pas le choix. Il ferma ses yeux et tendit ses mains vers l'appareil, se concentrant. Lorsqu'il ouvrit ses yeux, Lara pu constater que ses yeux étaient devenus totalement blancs. Elle comprit...
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Le jeune homme ne voyait plus comme un humain. Sa vision n'était pas la même lorsqu'il utilisait ce pouvoir : il voyait le monde d'une couleur rouge. Les êtres vivants étaient souvent entourés d'un faible halo de lumière blanche. Mais il ne se concentrait pas sur un être humain mais sur un objet qui tombait vers le sol à une vitesse hallucinante.
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Concentre toi !
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Il avait terriblement mal aux yeux et dans ses bras... Poussant un hurlement de douleur, il envoya toute sa puissance sur l'appareil.
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Lara avait détourné son regard de Kurtis pour regarder l'avion. Il tombait toujours aussi vite ! Il n'y arrivait pas ! Lara tourna de nouveau son regard vers lui et vit qu'il était à genoux, la tête baissée. Elle se précipita pour l'aider à se relever, redressant sa tête pour voir son visage. La pilleuse de tombes poussa un petit cri et recula horrifiée par ce spectacle atroce : Kurtis avait les yeux ouverts et pleurait. Mais les larmes de Kurtis étaient tout sauf normales. C'était du sang... Du sang qui coulait à flots sur ses vêtements. Le jeune homme continuait de crier, comme s'il était attaqué par une créature invisible.
- Kurtis ! S'écria une voix.
Lara vit alors, au loin, trois personnages qui arrivaient. Elle reconnut Max, André et Moustapha qui courraient vers eux. Ce fut André, le plus rapide, qui les rejoints le premier.
- Que se passe t-il ? S'exclama t-il.
- L'avion... Kurtis... balbutia Lara. André se pencha sur lui et poussa une exclamation d'horreur.
- Il a utilisé ses pouvoirs ? Demanda Max qui venait d'arriver.
- Oui... souffla Lara. Pour stopper...
Mais Max n'avait pas eu besoin d'écouter la suite : tandis qu'André mettait Kurtis sur le dos, la pluie lui nettoyant son visage, Max et Moustapha avaient tendus leurs bras vers le jet dans le but de le ralentir par leurs pouvoirs. Lara tomba à genoux devant Kurtis et lui murmura :
- Pardon...
À cet instant, Kurtis cessa de crier mais ses larmes coulaient toujours mais en quantité moindre. Au mouvement de ses lèvres, Lara comprit qu'il tentait de lui dire quelque chose. Lara tendit l'oreille vers lui et écouta. Il prononça deux mots, mais à eux seuls, ils avaient réussi à tout arrêter autour d'eux...
- Ils arrivent... murmura t-il.
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Lara leva la tête vers les gratte-ciels pour comprendre ce que Kurtis voulait dire. Elle les vit alors : regroupés en un nuage de fumée verte, les Nephilims se dirigeaient vers eux. La pilleuse de tombes dégaina ses revolvers et tira une rafale de balles vers eux.
- Non... avait alors crié Kurtis. Tu ne peux pas les tuer !
- Quoi ?
Kurtis s'était relevé avec difficulté et s'était avancé vers elle. Il sortit d'un petit sac qu'il portait avec lui, des chargeurs de balles pour revolvers. Sous le regard interrogatif de le jeune femme, il marmonna :
- Balles spéciales... Les tiennes n'auront aucun effet sur eux...
- Merci, lui répondit-elle.
Elle se hâta de charger ses armes et courut vers les anges de la mort, voulant être le plus proche possible. Elle s'était éloignée d'une quinzaine de mètres et évalua rapidement la distance. D'ici, elle pouvait les abattre. Elle pointa ses armes vers eux et grogna :
- Approchez, saloperies...
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